Lettre d’alerte aux Ministres sur différents points vitaux pour la survie de nos entreprises de l’événementiel

Monsieur le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance,
Monsieur le Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises,

Le Syndicat des Activités Événementielles, syndicat que nous avons créé en mars 2020, lors du premier confinement, souhaite vous alerter sur différents points vitaux pour la survie de nos entreprises.

Nous rassemblons aujourd’hui près de 350 entreprises et 4 500 emplois sur l’ensemble du territoire national, illustrant la grande diversité des métiers de l’événementiel qui sont à l’heure actuelle dans une situation très inquiétante. Malgré notre grande capacité à l’adaptation à toutes les situations et notre créativité, notre survie est en jeu et ce à très courte échéance. Vous devez agir de toute urgence, avec des mesures concrètes
et efficaces.

L’étude réalisée avec nos membres démontre des chiffres alarmants : 35 % d’entre eux vont déposer le bilan à moins de 60 jours et 52 % avant 6 mois. Soit plus de 2 500 pertes d’emplois.

Pour mémoire, le secteur du tourisme et de l’événementiel est le premier créateur de richesse et d’emplois en France… et pourtant nous sommes les plus grands sacrifiés de la période. Si nous ne voulons pas perdre tous les talents, les compétences et les entreprises qui font de la France un des joyaux mondiaux du tourisme et de l’événementiel, il y a urgence et même extrême urgence à agir.

Aussi en toute urgence, nous vous demandons :

-Le prolongement, jusqu’au 30 juin 2021, du chômage partiel qui est déjà une première mesure qu’il est impératif de mettre en place. En effet, avec le confinement décidé le 12 novembre, 90 % des entreprises ou institutions habituées à mener une démarche événementielle ont reporté ou annulé leurs intentions d’événements. Même si nous sommes libérés en janvier, nos carnets de commande sont vides pour de nombreux mois. Et nous ne parlerons pas de la confiance qu’il faut aujourd’hui rétablir. La poursuite du
chômage partiel est donc indispensable pour nous.

De donner réellement accès au fonds de solidarité à l’ensemble des entreprises de notre filière métiers. Nous avons établi une liste exhaustive des codes APE concernés et pour valider la réalité de notre activité, nous avons proposé avec l’ordre des experts comptables une forme de certification de nos activités, l’expert-comptable étant pour nous le garant du volume d’activité que nous réalisons dans l’événementiel (supérieur à 50 %).

-Lors de nos différents précédents entretiens, vous nous avez également affirmé travailler sur des mesures d’annulation de loyers, de crédits baux. Pour que cette mesure soit facilement opérationnelle, nous vous proposons que nos entreprises bénéficient directement du crédit d’impôt d’un montant égal à la période de loyers en défaut.

-De prendre en compte les congés payés qui sont une véritable bombe à retardement pour nos entreprises. Nous ne pourrons pas les assumer avec une activité nulle sur les derniers mois et les prochains.

-Enfin, le report des cotisations retraite des dirigeants doit aussi être décalé à un temps de reprise, en lien avec une réalité de chiffre d’affaires.

Nous ne demandons pas l’aumône, nous demandons simplement de retrouver une activité. Nous voulons simplement avoir le droit de travailler. Nos métiers sont exemplaires en matière d’adaptabilité, de respect des règles, de maîtrise et d’anticipation des risques, et de responsabilité.

Nous nous sommes adaptés aux risques sécuritaires, aux risques professionnels… nous nous adaptons aux risques sanitaires et sommes même d’ores et déjà une des forces de proposition les plus dynamiques dans ce domaine.

Nous sommes prêts à aller encore plus loin.

Alors sauvez-nous, laissez-nous travailler, aidez-nous à redonner confiance à nos clients, à redonner confiance dans l’événement.

Nous comptons sur vous et nous nous tenons à votre disposition pour travailler à notre futur.

Dans l’attente de votre retour, veuillez agréer, Messieurs les Ministres, nos sentiments les meilleurs.

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