Restons positifs, la reprise heureuse est maintenant annoncée

Le SAE, depuis sa création en mars 2020, défend une position simple : pour que la reprise soit effective et surtout heureuse, elle doit être progressive et adaptée. Notre plan de reprise en 3 axes et 17 recommandations a ainsi très récemment été présenté à Monsieur Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances. Il semble avoir été inspirant.

Autoriser un retour progressif des événements extérieurs, dés le mois de mai, était une de nos 17 recommandations.

La reprise des activités événementielles peut en effet s’envisager de manière progressive, planifiée et contextuelle. Suite au premier confinement, les professionnels de l’événementiel ont d’ailleurs très vite mis en place des protocoles sanitaires contextualisés.

C’est cette politique que le Président Macron a développé hier soir, pour la première fois, en prenant en compte et en citant la filière événementielle.

Le bout du tunnel semble se profiler.

Ces nouvelles mesures, déployées sur tout le territoire, et conjuguées à l’accélération de la vaccination devraient, enfin, nous permettre de nous projeter.

C’est une annonce, un espoir, auquel nous avons besoin de croire.

Les 80 métiers de l’évènementiel ont plus que jamais besoin de cette visibilité pour pouvoir inventer, organiser, créer, proposer des événements qui sont au cœur de notre « art de vivre » : l’échange,  le partage, l’émotion sont des valeurs cardinales qui sont le sel de la vie !

Le SAE est mobilisé depuis 1 an pour rassembler l’ensemble de la chaine de valeur de la filière et apporter à ses entreprises une perspective de sortie de crise.

Nous resterons donc attentifs pour que ces annonces se concrétisent.

Plus que jamais, le SAE se positionne comme partenaire d’une reprise heureuse, comme partenaire de l’Etat, pour reprendre espoir.

Rencontre avec le Ministre Bruno Le Maire

La Provence a accueilli ce matin dans ses murs Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, et convié différents acteurs de l’économie régionale dont le SAE.
Cédric Angelone, Co-Président du SAE, a ainsi eu l’occasion d’échanger directement avec Bruno Le Maire.

Il lui a notamment présenté notre plan pour « une reprise heureuse ». Le Ministre de l’Economie, a été particulièrement sensible et attentif à notre démarche constructive et progressive exprimée dans notre plan d’actions en 17 recommandations et 3 axes majeurs.

Le Ministre a confirmé qu’il avait déjà bien reçu et analysé nos propositions et qu’il est bien sûr prêt à les étudier, en particulier notre demande d’exonération de charges et d’IS pendant 3 ans. Il a confirmé qu’il continuera à accompagner durablement les secteurs comme le nôtre.

Il a également expressément demandé à Cédric de poursuivre nos échanges réguliers avec lui-même et ses services.

Une belle reconnaissance de l’action du SAE qui ouvre de nombreuses perspectives !

Merci encore à La Provence d’avoir convié le SAE à cette rencontre.

Plan de relance 2021 du SAE et sa lettre ouverte

LA DÉCLARATION DES DROITS DE LA FILIÈRE DE
L’ÉVÉNEMENTIEL POUR UNE REPRISE HEUREUSE

L’interdiction de nous rassembler, dès janvier 2020, les confinements successifs et les interdictions contraignent violemment la grande majorité des professionnels de l’événementiel depuis plus d’un an. Face à ces interdictions, des centaines de professionnels se sont réunis. De ce mouvement spontané est né le Syndicat des Activités Événementielles. 

Le SAE fédère aujourd’hui, sur l’ensemble du territoire national et d’Outre-Mer, 435 adhérents, 5 352 salariés. La filière rassemble une diversité de métiers, du fleuriste à l’organisateur de salon, en passant par le prestataire technique. Elle fait vivre chaque année des milliers d’événements de nature professionnelle ou privée, des conventions d’entreprises, des foires et salons grand public.

Le SAE s’est mobilisé pour générer de la lisibilité sur les métiers de l’événementiel, pour rassembler l’ensemble de la chaine de valeur de la filière et apporter à ses entreprises une perspective de sortie de crise, des raisons d’espérer.

Nos métiers accompagnent ce que nous avons de plus beau.

Nous sommes les acteurs qui permettent à nos sociétés humaines de partager de l’émotion.

Nous sommes les métiers qui favorisent l’échange, la créativité, le silence, le bruit, l’enthousiasme…

C’est pour ces raisons essentielles aussi que nos métiers doivent perdurer car ils permettent à l’énergie de nos sociétés de circuler, à nos territoires d’être attractifs.

Si nous ne comptons aujourd’hui qu’1 % de faillite au sein des membres du syndicat, c’est grâce à l’efficacité des mesures mises en place par l’État (PGE, Fonds de Solidarité, chômage partiel). Notre filière a toutefois besoin d’un plan de relance sans lequel, sous trois mois, 20 % de nos structures pourraient déposer le bilan.

Nous ne voulons pas continuer à voir nos entreprises « nationalisées ».

Nous voulons retrouver notre autonomie financière et morale.

Nous partageons aujourd’hui l’espoir d’une reprise, une reprise heureuse.

C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place un plan de reprise basé sur la progressivité. 

L’État est la seule variable d’ajustement pour permettre et accompagner cette relance.

Ce plan de reprise concerne 17 recommandations présentées dans notre Déclaration des droits de l’événementiel pour une reprise heureuse que vous trouverez en pièce jointe.

3 axes majeurs :

1 – Définir un cadre sanitaire clair en fonction des types d’événements et des jauges en reprenant notamment une activité en extérieur. Nous souhaitons travailler à la multiplication des tests en situation réelle, au même titre que le concert au Dôme de Marseille que nous avons impulsé pour ainsi vivre et travailler avec le risque sanitaire. 

2 – Exonérer nos entreprises pendant trois ans de toutes les charges patronales, salariales et de l’Impôt sur les Sociétés avec une progressivité sur les 4e et 5e années.

3 – Permettre à nos annonceurs et clients d’à nouveau investir dans l’événementiel en accordant un abattement fiscal de 60 % pour le sponsoring, au même titre que le mécénat, et ce pendant trois ans. 

Nous voulons redonner à la filière des perspectives à court, moyen et long terme. 

Parce qu’elles sont le sel de la vie, les activités évènementielles sont à considérer, elles aussi, comme essentielles pour le bien vivre ensemble. 

Pour être les partenaires des territoires au service de cette nécessaire relance, le SAE souhaite travailler avec l’État et les Collectivités pour faire adopter ses recommandations.

Nos 17 recommandations

“ Nos entreprises sont indispensables au bien vivre ensemble et à l’attractivité de nos territoires. Pour survivre et perdurer, nos entreprises ont besoin d’un plan de reprise basé sur la progressivité. ”

Recommandation 1 : Supprimer les charges sociales et l’impôt sur les sociétés durant 3 ans puis les alléger jusqu’en 2025.

Une exonération des charges sociales et de l’IS sur les trois prochaines années, puis un allègement à hauteur de 70 % la 4e année et 50 % la 5e année, permettront de compenser les pertes générées par l’arrêt total de nos activités sur les années 2020 et 2021. Cette imposition progressive doit permettre aux acteurs de la filière de rembourser leurs PGE, d’assurer leur survie et de retrouver la force économique nécessaire à la relance.

Recommandation 2 : Étaler le remboursement du PGE sur 10 ans. Transformer le montant du PGE en fonds propres de l’entreprise.

La crise sanitaire a fortement impacté les fonds propres des entreprises du secteur. Pour survivre, réinvestir et s’adapter aux nouvelles exigences de l’événementiel, nos entreprises vont devoir notamment recourir au crédit. Allonger la durée du remboursement du PGE, pour les entreprises qui le souhaitent et l’intégrer aux fonds propres des entreprises, permettra de maintenir leur capacité d’emprunt et d’investissement. Elles pourront ainsi développer à nouveau leurs activités en lien avec les futures attentes du marché.

Recommandation 3 : Rendre aux entreprises l’impôt sur les sociétés 2019 et exonérer les membres de la filière de la CFE 2021 et/ou de la taxe foncière.

Avec une perte de 85 % du chiffre d’affaires constatée en 2020, récupérer l’IS 2019, symbole de l’autonomie, de la réussite et fruit du travail passé, constituerait une bouffée d’oxygène pour toutes ces entreprises empêchées depuis de trop longs mois. L’exonération de la CFA et/ou de la taxe foncière serait un complément essentiel.

Recommandation 4 : Demander aux assurances de couvrir le risque sanitaire et d’assurer les événements à compter du 1er juin 2021.

Aucune garantie ne couvre aujourd’hui le risque sanitaire dans des conditions raisonnables, il appartient à l’État de demander aux assurances de jouer pleinement leur rôle auprès de la filière événementielle.

Pour que les assurances puissent indemniser les organisateurs d’événements en cas d’annulation à compter du 1er juin 2021, deux hypothèses sont à considérer :

– Le produit d’assurance couvrant le risque sanitaire est garanti par l’État à hauteur de 90 %, les 10 % restants sont à la charge des assurances, sur le modèle du PGE pour les banques.

Ou

– L’État crée un fonds de solidarité permettant de garantir le risque d’annulation d’un événement.

“ Le SAE se veut force de proposition pour que soit adopté un référentiel sanitaire clair, adaptable et contextualisé afin de rendre possible une reprise progressive. ”

Recommandation 5 : Autoriser les activités événementielles en extérieur dès le mois d’avril.

La reprise des activités événementielles est à envisager de manière progressive, planifiée et contextuelle. Suite au premier confinement, les professionnels de l’événementiel ont très vite mis en place des protocoles sanitaires contextualisés. Autoriser dès le mois d’avril les événements extérieurs permettrait d’enclencher la reprise, de redonner l’espoir aux Français ainsi qu’aux professionnels du secteur.

Recommandation 6 : Valider avec les autorités compétentes le dispositif de prévention sanitaire pour chaque événement.

Les professionnels de l’événementiel ont mis en place une grille d’évaluation du dispositif de prévention sanitaire. Cet outil sert, d’une part, aux organisateurs comme référentiel. Il permet d’avoir une bonne compréhension de la situation. Il peut servir, d’autre part, aux autorités d’un outil d’analyse de faisabilité. Les Préfectures, en utilisant cette grille d’évaluation, pourraient rendre possible un événement, si le protocole sanitaire mis en place est jugé suffisamment sécurisant. Le SAE est prêt à s’engager auprès des Préfectures pour étudier en concertation les demandes d’organisation lors d’une commission dédiée.

Recommandation 7 : Multiplier les études scientifiques en situation réelle pour tous types d’événement avec des référentiels sanitaires contextualisés.

Les premières études en situation réelle ont mis en évidence l’efficacité des mesures préventives sur la non-transmission du virus : port du masque, distanciation, ventilation et traitement de l’air, gestion des flux de personnes. Organiser des événements tests, dans le cadre d’études scientifiques menées avec l’Inserm, permettra de mieux appréhender les risques d’infection à la Covid-19 dans des contextes précis.

Démultiplier ce type d’études pour l’ensemble des typologies d’évènements professionnels et privés (concerts, conférences, salons professionnels, célébrations et réceptions de mariage, cocktails BtoB, spectacles ou rencontres sportives en salle, matchs de foot, etc.) permettrait d’établir un référentiel sanitaire contextualisé et envisager une reprise rapide, sous conditions. Ces études contribueront également à regagner la confiance des publics et aideront à la relance du secteur.

Recommandation 8 : Pérenniser la fonction de référent sanitaire et la professionnaliser avec le concours du Comité Régional Olympique et Sportif, organisme de formation.

La mission de référent sanitaire, créée en 2020 pour garantir la mise en œuvre des mesures sanitaires inhérentes au risque pandémique, est désormais incontournable. Elle permet d’assurer et faciliter la mise en place du référentiel sanitaire et ainsi garantir la sécurité des publics et des personnels. Une formation

“Référent sanitaire” labellisée par le Comité Régional Olympique et Sportif, d’ores et déjà envisagée en

Région Sud où le CROS est membre du SAE, permettra d’installer durablement et de professionnaliser la fonction.

Recommandation 9 : Accompagner les professionnels dans l’application des nouvelles normes sanitaires et la mise en conformité des lieux recevant du public.

Rendre obligatoire la mise aux normes des systèmes de traitement de l’air et de ventilation des ERP

L’installation ou la mise en conformité des systèmes de ventilation et detraitement de l’air avec les nouvelles normes sanitaires d’accueil du public permettra, en cas denouvelle pandémie, de maintenir les activités événementielles dans les ERP.

– Sécuriser une filière d’approvisionnement des matériels de sécurité sanitaire comme les masques FFP2

Pour anticiper une nouvelle obligation pour les professionnels de l’événementiel de fournir des masques, tests ou autres matériels sanitaires, il faut sécuriser une filière d’approvisionnement, notamment en FFP2, pour leur permettre d’intégrer les coûts d’achat à leurs business models.

“ Le plan de relance des activités événementielles ne peut se faire sans des mesures incitatives, attractives et progressives à destination des partenaires, des organisateurs et du public. ”

Recommandation 10 : Valider, pour le sponsoring événementiel, un avantage fiscal et législatif identique à celui du mécénat.

Le contexte sanitaire risque de faire perdre au secteur événementiel un grand nombre de ses partenaires, qu’ils soient publics ou privés. Faute de financement, de nombreux événements sportifs ou culturels risquent donc de disparaître. Sur les trois prochaines années, accorder aux sponsors d’événements culturels et sportifs les mêmes avantages fiscaux et réductions d’impôts que ceux accordés dans le cadre du mécénat, permettrait de sauver un certain nombre d’événements qui font l’identité, l’attractivité et le développement économique des territoires.

Recommandation 11 : Inciter les collectivités à créer leurs propres Fonds de dotation pour le développement d’événements et de projets d’intérêt général.

Dans le cadre des actions de promotion du territoire, les Collectivités doivent faire des événements un outil d’attractivité. Intégrer une démarche de mécénat dans une stratégie de marketing territorial représenterait un avantage compétitif non négligeable à l’heure d’une concurrence accrue pour l’accueil et l’organisation d’événements.

Recommandation 12 : Donner les moyens financiers aux acteurs de la filière de renouer avec la croissance et de réinvestir dans leur développement.

Créer un fonds d’urgence pour sauver les entreprises en grande difficulté

Le fonds de dotation “Sauvons les professionnels de l’événementiel” permettrait d’apporter des aides aux entreprises en difficulté, sous la forme de prises de participation minoritaires, d’octroi de subventions, ou encore de prêts d’honneur et sur la base de critères stricts. Le fonds de dotation serait financé aux moyens du mécénat des particuliers et des entreprises dans les conditions de droit commun (articles 200-1 et 238 bis-1, CGI).

Créer un fonds de développement des entreprises de l’événementiel

Ce fonds, agréé par Bercy, aura pour objet exclusif de soutenir la création, le développement et l’investissement des PME de son secteur, dans le strict respect des dispositions précitées du Code Général des Impôts. Le financement de la création et du développement des entreprises par l’investissement est notamment encouragé par l’éligibilité à un régime spécifique de mécénat, au titre de dons versés à des organismes agréés, dont l’objet exclusif est de verser des aides financières ou de réaliser des prestations d’accompagnement au profit des PME (articles 238 bis-4 et 200 -1-d, CGI).

Recommandation 13 : Instaurer une gratuité de l’occupation du domaine public pour l’événementiel pendant trois ans à compter du retour à la “normale”.

La gratuité, pour une période de trois ans, de l’ensemble du domaine public (places, plages, rues, etc.) permettra à l’ensemble de la filière de diminuer les charges pesant sur l’organisation d’un événement, qu’il soit sportif ou culturel. Cette baisse des coûts pourra profiter à l’ensemble de la filière et des publics, et favoriser la multiplication des événements.

Recommandation 14 : Créer des « chèques événements » (Culture et Sport…) pour permettre au public de renouer avec les événements.

La crise sanitaire et ses conséquences économiques auront un impact direct sur la fréquentation des événements, sur la possibilité de fréquenter à nouveau les enceintes sportives ou les salles de spectacles.Les Français vont prioriser leurs dépenses. Le chèque Sport, Culture ou Événement, sur le modèle du chèque cadeau ou vacances, pourra favoriser cette reprise.

“ La crise sanitaire a accéléré la mutation de la filière événementielle. L’heure d’une relance durable et vertueuse est venue, pour des événements plus respectueux de l’environnement.”

Recommandation 15 : Favoriser le recours à un écosystème événementiel durable et de proximité.

Augmenter le poids des critères environnementaux dans les appels d’offres

Créer des événements plus respectueux de l’environnement nécessite d’intégrer aux cahiers des charges des grands donneurs d’ordre, des indicateurs de développement durable (performance énergétique, indice carbone, labels type B-corp, etc.). Augmenter le poids de ces critères et encourager le recours à des solutions écologiques et à des prestataires locaux permettra de limiter l’impact carbone des événements.

Favoriser le développement de labels écoresponsables

Pour accompagner les professionnels de la filière à s’engager dans une démarche de qualité environnementale, soutenir financièrement les organisations professionnelles à accompagner leurs membres dans ce sens.

Recommandation 16 : Développer une plateforme de mise en relation entre donneurs d’ordre et prestataires dans chaque région/département pour favoriser l’économie locale et durable.

Pour favoriser la reprise des activités événementielles bénéfiques à la relance et dynamique économique locale, il s’agit d’une plateforme de mise en relation entre les organisateurs d’événements et les agences, fournisseurs, prestataires de services et indépendants intervenant dans le champ de l’événementiel. Elle pourrait permettre également d’identifier les acteurs engagés dans une démarche de certification écoresponsable et faciliter l’émergence d’une nouvelle ère, celle des événements durables.

Recommandation 17 : Reconnaître la filière événementielle en tant que telle et lui octroyer des droits propres dans le cadre d’une convention collective.

La filière compte plus d’une cinquantaine d’activités principales exercées (cf Liste codes APE) dans le secteur de l’événementiel. La filière doit être reconnue en tant que telle. Toute entreprise qui réalise plus de 50 % de son chiffre d’affaires dans l’événementiel (donnée à faire certifier par un tiers expert), pourrait alors adhérer à la convention collective de la filière.

Ce plan de reprise a été élaboré en collaboration avec le Cabinet FIDAL. Il a vocation à accompagner toutes les entreprises de la filière intervenant sur les événements grands publics, professionnels ou privés.

Plan de relance à télécharger

Lettre ouverte sur La Provence à télécharger

Bonne Année 2021

Toujours à vos cotés en 2021, nous sommes déterminés pour une reprise heureuse la plus rapide possible avec des protocoles sanitaires sécurisés ! Bonne Année et tous nos meilleurs vœux ! #sauvonslevenementiel #eventsafe

L’événementiel ! … le grand oublié des annonces présidentielles du 24 novembre !

Communiqué de presse
Marseille, le 25 novembre 2020

Hier soir, le Président Emmanuel Macron a donné les prochaines étapes probables du déconfinement. Elles vont s’étaler sur presque 2 mois si une 3° vague ne nous submerge pas.
Et pour nous les professionnels de l’événementiel … PAS UN MOT !!
Les établissements recevant du public (palais des congrès, salles de conférences, parcs d’exposition…) ne rouvrent pas, les rassemblements de nos clients ou du public sont toujours interdits et la filière événementielle n’est apparemment pas incluse dans le dispositif d’aides !
Pour mémoire, avant le premier confinement, l’activité événementielle en France comptait plus de 335 000 salariés. Or la filière évènementielle et les 50 métiers qui la composent ont été totalement ignorés depuis 7 mois alors que notre activité est complètement à l’arrêt. Nous sommes aujourd’hui dans l’urgence économique … nous ne voulons ni licencier, ni mourir. Hier, le plan de déconfinement n’a donné aucune perspective à notre filière. Combien serons-nous dans 7 mois ? On n’ose imaginer le nombre de chômeurs supplémentaires que l’ignorance de notre filière va générer…
Quid du prolongement du chômage partiel à 100%, quid de la prise en charge de nos loyers, quid de l’accès au fond de solidarité pour la totalité de la filière, quid de la prise en compte pour nos entreprises de la bombe à retardement que sont les congés payés ? Aucune réponse à ce jour !
Un événement réussi ne s’improvise pas, il nécessite de nombreuses semaines de méticuleuses préparations. Devrons-nous attendre jusqu’à Septembre prochain pour recommencer à produire ?
Alors, laissez-nous travailler ! L’événementiel, c’est essentiel !!!

Contact presse : Cedric Angelone 06 18 86 77 20

Lettre d’alerte aux Ministres sur différents points vitaux pour la survie de nos entreprises de l’événementiel

Monsieur le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance,
Monsieur le Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises,

Le Syndicat des Activités Événementielles, syndicat que nous avons créé en mars 2020, lors du premier confinement, souhaite vous alerter sur différents points vitaux pour la survie de nos entreprises.

Nous rassemblons aujourd’hui près de 350 entreprises et 4 500 emplois sur l’ensemble du territoire national, illustrant la grande diversité des métiers de l’événementiel qui sont à l’heure actuelle dans une situation très inquiétante. Malgré notre grande capacité à l’adaptation à toutes les situations et notre créativité, notre survie est en jeu et ce à très courte échéance. Vous devez agir de toute urgence, avec des mesures concrètes
et efficaces.

L’étude réalisée avec nos membres démontre des chiffres alarmants : 35 % d’entre eux vont déposer le bilan à moins de 60 jours et 52 % avant 6 mois. Soit plus de 2 500 pertes d’emplois.

Pour mémoire, le secteur du tourisme et de l’événementiel est le premier créateur de richesse et d’emplois en France… et pourtant nous sommes les plus grands sacrifiés de la période. Si nous ne voulons pas perdre tous les talents, les compétences et les entreprises qui font de la France un des joyaux mondiaux du tourisme et de l’événementiel, il y a urgence et même extrême urgence à agir.

Aussi en toute urgence, nous vous demandons :

-Le prolongement, jusqu’au 30 juin 2021, du chômage partiel qui est déjà une première mesure qu’il est impératif de mettre en place. En effet, avec le confinement décidé le 12 novembre, 90 % des entreprises ou institutions habituées à mener une démarche événementielle ont reporté ou annulé leurs intentions d’événements. Même si nous sommes libérés en janvier, nos carnets de commande sont vides pour de nombreux mois. Et nous ne parlerons pas de la confiance qu’il faut aujourd’hui rétablir. La poursuite du
chômage partiel est donc indispensable pour nous.

De donner réellement accès au fonds de solidarité à l’ensemble des entreprises de notre filière métiers. Nous avons établi une liste exhaustive des codes APE concernés et pour valider la réalité de notre activité, nous avons proposé avec l’ordre des experts comptables une forme de certification de nos activités, l’expert-comptable étant pour nous le garant du volume d’activité que nous réalisons dans l’événementiel (supérieur à 50 %).

-Lors de nos différents précédents entretiens, vous nous avez également affirmé travailler sur des mesures d’annulation de loyers, de crédits baux. Pour que cette mesure soit facilement opérationnelle, nous vous proposons que nos entreprises bénéficient directement du crédit d’impôt d’un montant égal à la période de loyers en défaut.

-De prendre en compte les congés payés qui sont une véritable bombe à retardement pour nos entreprises. Nous ne pourrons pas les assumer avec une activité nulle sur les derniers mois et les prochains.

-Enfin, le report des cotisations retraite des dirigeants doit aussi être décalé à un temps de reprise, en lien avec une réalité de chiffre d’affaires.

Nous ne demandons pas l’aumône, nous demandons simplement de retrouver une activité. Nous voulons simplement avoir le droit de travailler. Nos métiers sont exemplaires en matière d’adaptabilité, de respect des règles, de maîtrise et d’anticipation des risques, et de responsabilité.

Nous nous sommes adaptés aux risques sécuritaires, aux risques professionnels… nous nous adaptons aux risques sanitaires et sommes même d’ores et déjà une des forces de proposition les plus dynamiques dans ce domaine.

Nous sommes prêts à aller encore plus loin.

Alors sauvez-nous, laissez-nous travailler, aidez-nous à redonner confiance à nos clients, à redonner confiance dans l’événement.

Nous comptons sur vous et nous nous tenons à votre disposition pour travailler à notre futur.

Dans l’attente de votre retour, veuillez agréer, Messieurs les Ministres, nos sentiments les meilleurs.

Pas de business = Pas de charges

Maintenant ça suffit, nous attendons des Aides de l’Etat immédiates et à la hauteur du préjudice subi …

Suite aux annonces d’Emmanuel Macron hier soir, nous entrons dans un état d’urgence économique. Le SAE se mobilise pour crier haut et fort ses revendications, celles qui seules pourront tenter de sauver les métiers de notre filière. Le pas de business induit à l’évidence le pas de charges, ni loyers, ni charges sociales salariales, ni patronales, ni crédits liés à notre matériel, ni la bombe à retardement des congés payés…et le fonds d’urgence majoré à hauteur de 10 000 euros minimum à partir d’octobre. Nous ne travaillons pas depuis mars, donc nos entreprises sont profondément affaiblies avec des trésoreries exsangues. Il faut maintenant répondre à l‘urgence immédiate. Nous avons besoin d’un électrochoc à très court terme qui nous permette de garder nos entreprises en vie. Ces accompagnements doivent être rétroactifs. Comme Jean Castex l’a souligné samedi dernier, «l’événementiel est empêché par l’état c’est à l’état d’accompagner les entreprises de cette filière».

A côté de ces revendications, il faut poursuivre le travail engagé sur l’aspect sanitaire et mettre à profit le confinement pour fixer les règles de la reprise. Des règles strictes, des règles applicables et des règles contrôlables, pour que nos métiers représentent les véritables vitrines du savoir-faire événementiel. Un événement réussi ne s’improvise pas et demain le niveau d’exigence sera toujours plus élevé. A nous de prouver toutes les différences que nous savons créer.

Participation à la réunion interministérielle du 15/10

Chers tous, la réunion interministérielle vient de se terminer.

Ce que la filière a obtenu ce midi.
Dans les zones de confinement :
Dispositifs renforcés et simplifiés Élargissement du Fonds de Solidarité
_Exonération de charges
_Renforcement du PGE

Nous aurons droit à des mesures puissantes.

BLM : « Mais je sais ce que vous voulez : c’est travailler ».
Le Ministre a conscience que durant quelques semaines, les moments seront durs à passer mais nous aurons droit à un accompagnement de l’État au maximum.

Nous avons insisté notamment sur l’annulation des loyers, les crédits baux et le report des échéances bancaires, et également la prise en compte des congés payés, cette bombe à retardement.
Ces sujets sont en cours d’étude.

Nous voulons des dispositifs plus puissants et accessibles à tous sur la durée.

Voilà en résumé. Soyons attentifs aux applications 🍀