Prises de parole du Syndicat en janvier 2022

En pleine cinquième vague, alors que les incertitudes font encore trop parti du quotidien des acteurs de la filière événementielle, nos co-présidents, Eric Algoud et Cédric Angelone, continuent les actions auprès du gouvernement et des medias.

Retrouvez ci-dessous quelques interventions auprès des medias :

Interview d’Eric Algoud et Jean David traiteur dans le JT de TF1 le 19/01/2022

Intervention de Cédric Angelone sur France Info le 20/01/2022

Protocole sanitaire renforcé pour les acteurs de l’événementiel

Protocole sanitaire renforcé pour l’événementiel professionnel – Janvier 2022

Le protocole présente les règles permettant le fonctionnement des congrès, foires et salons de manière adaptée à la crise sanitaire.
Ce protocole s’impose à l’ensemble des intervenants : organisateurs, sites, prestataires, exposants et visiteurs.

Dans les foires et salons, la consommation de nourriture et boisson est interdite, sauf dans les espaces dédiés à la restauration, délimités, uniquement en position assise et dans les conditions prévues par le protocole HCR. Concernant la protection des travailleurs, il convient de se reporter au protocole nationale en entreprise (PNE) dont les dispositions seront strictement respectées afin de garantir leur sécurité.

Un tsunami d’annulations !

Un véritable tsunami d’annulations s’abat sur les entreprises du
secteur depuis une semaine !
!! Les entreprises de la filière événementielle sont en train de revivre mars 2020 !!
Le SAE demande d’urgence que le gouvernement remette en place les aides
efficaces qui ont permis à la filière événementielle de résister à la crise : le fonds de
solidarité et le chômage partiel à taux plein.

Le SAE vient de réaliser un sondage express auprès de ses 350 membres pour mesurer au
plus vite l’impact terrible de l’actualité du virus et des dernières annonces contradictoires du gouvernement.
Peut-on ou non organiser un événement d’entreprise avec la reprise de l’épidémie et l’arrivée probable d’un nouveau variant sur notre territoire ?
Selon le Ministère de la Santé, oui ! Avec le respect des gestes barrières et le contrôle du
pass sanitaire.
Selon le Ministère du Travail, non ! Il est préférable d’éviter de rassembler du public en cette
période.
Les consignes des fédérations professionnelles et des directions des grandes entreprises
françaises ne se sont pas fait attendre … et un vent de panique a déferlé chez les entreprises, petites et grandes, les institutions et administrations qui traditionnellement organisent des événements de fin d’année, des arbres de Noel et des cérémonies de vœux.

Sur les 110 réponses reçues en cette matinée du 1er décembre, on dénombre déjà – 3 jours
après la prise de position du Ministère du Travail – près de 460 annulations de prestations
dont 70% sur les mois de décembre et janvier, une perte cumulée d’activité de plus de
12M€ soit 45% du CA prévisionnel de cette période et près de 25% du CA annuel des 100
entreprises interrogées.

Sans parler de la visibilité pour 2022 qui reste très souvent nulle
pour une majorité d’entre elles.


!! Les entreprises de la filière événementielle sont en train de revivre mars 2020 !!

Alors que la vie a repris et continue autour de nous, la filière de l’événementiel et ses
entreprises replongent en moins d’une semaine dans l’inactivité et l’incertitude.
Si le pass sanitaire a été la réponse appropriée pour relancer nos activités, force est de
constater qu’il semble ne plus l’être ! Le constat est alarmant et il ne faut pas être devin pour estimer qu’il risque encore de s’aggraver, sans même penser aux potentiels effets d’un nouveau variant sur lequel le vaccin ne serait pas efficace.

Il faut d’urgence que le gouvernement remette en place les aides efficaces qui ont permis à
la filière événementielle de résister à la crise : le fonds de solidarité et le chômage partiel à
taux plein pour les prochains mois.

Communiqué de presse du Syndicat des Activités événementielles

Les Nouvelles Publications en parlent

Le Figaro en parle

Ouest France en parle

20Minutes en parle

SudOuest en parle

La filière événementielle catastrophée !

Le secteur événementiel est très inquiet de constater la perte de confiance des annonceurs et la multiplication des annulations malgré le renforcement du pass sanitaire, sachant que l’arrivée du nouveau variant risque d’accélérer le phénomène alors qu’aucune restriction supplémentaire n’est à ce jour programmée. 
Notre co-président Cédric ANGELONE, s’est exprimé dans un article de la Provence du 29 Novembre 2021 au côté d’autres acteurs de la filière.

La situation est donc très alarmante et nombre d’entre nous risquons de ne pas pouvoir absorber ce nouveau rebond de crise alors même que l’activité du secteur semblait retrouver sa dynamique. 

Nous avons alerté le gouvernement ce lundi 29/11/2021 en provoquant une réunion de travail avec la CPME et le cabinet de M. GRISET, Ministre délégué Chargé des Petites et Moyennes entreprises: il s’agissait de demander au Gouvernement agilité et réactivité pour l’ensemble de la filière en anticipant une éventuelle aggravation de la situation et en ajoutant que des mesures spécifiques pour la Martinique et la Guadeloupe devaient être envisagées à court terme. 

Conformément au rôle du SAE au sein de la CPME, nous avons convenu de faire des points réguliers qui puissent permettre au gouvernement de mieux appréhender les spécificités de notre filière.

Le Syndicat reste plus que jamais mobilisé et force de propositions pour préserver l’avenir de notre filière.

#EvenementielEssentiel

Mission : Information sur l’impact de la crise sanitaire sur le secteur événementiel – Le SAE participe !

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a constitué une mission d’information sur l’impact de la crise de la Covid 19 sur le secteur évènementiel ainsi que tous ses métiers.

Ce mardi 9 novembre 2021, le Syndicat a été convié à une table ronde en présence de Mme la députée Corinne Vignon et de Mr le député Philippe Naillet afin de faire un état des lieux de la situation et ainsi d’échanger autour d’un plan gouvernemental spécifique à notre filière. 

Fort de l’étude que nous avons menée auprès de nos membres, nous avons pu lors de cette table ronde défendre les différents axes d’aide suivants :  

  • La prolongation du Prêt Garanti par l’Etat (PGE)
    • La prolongation du début du remboursement du PGE a été partiellement obtenue : Juin 2022 au lieu de mars 2022
  • Le remboursement du PGE :
    • Nous proposons de prolonger sur 1 à 2 ans supplémentaires car les remboursements à partir de Mars 2022 vont compliquer les investissements et tendre les trésoreries.
  • Exonération de nos entreprises pendant trois ans de toutes les charges patronales, salariales et de l’Impôt sur les Sociétés avec une progressivité sur les 4e et 5e années. Cette mesure permettra de compenser les pertes générées par l’arrêt total ou partiel de nos activités sur les années 2020 et 2021. Cette imposition progressive doit permettre aux acteurs de la filière de rembourser leurs PGE, d’assurer leur survie et de retrouver la force économique nécessaire à la relance.
  • Mise en place de mesures spécifiques à notre filière et à l’état de chacune des entreprises en fonction du niveau d’activité.
  • Prolongation des mesures de chômage partiel pour les entreprises qui en ont besoin. 
  • Extension à toutes les entreprises du dispositif de renforcement des fonds propres que propose la BPI dont l’accès est limité aux sociétés de moins de 5 ans

Nous attendons désormais la restitution de ce rapport et les mesures en résultant.

Nous continuons d’interroger régulièrement nos adhérents pour cartographier l’état des lieux du secteur événementiel, connaître les besoins de nos professions et être force de propositions pour une reprise sereine et responsable.

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Le Syndicat des Activités événementielles participe à la Mission d’Information sur l’Impact de la crise sanitaire sur le secteur événementiel. Corinne Vignon – Philippe Naillet – Cédric Angelon

Présentation et Impacts du SAE

Créé en mars 2020, au plus fort de la crise sanitaire, notre premier objectif au sein du Syndicat des activités Événementielles a été d’identifier les acteurs qui composent la grande filière événementielle. 

Identifier, comprendre les enjeux, les besoins et les difficultés de chaque type d’entreprises, afin de pouvoir apporter rapidement une perspective et des réponses idoines à chacun.

Grâce à ce travail dans l’urgence économique, à l’implication de nos adhérents toujours plus nombreux, à notre persévérance sans relâche afin de faire entendre les besoins identifiés auprès du gouvernement, la filière qui semblait sans avenir au plus fort de la crise sanitaire, a pu bénéficier d’un accompagnement très adapté au sein de différents dispositifs de soutien et d’accompagnement (Fond de Solidarité, chômage partiel) et conserver 99% de ses entreprises.

Nous sommes aujourd’hui globalement satisfaits de l’accompagnement économique à court terme du gouvernement et travaillons sur des perspectives à moyens termes, afin que le remboursement des PGE puisse se faire de façon adaptée à la situation économique très fragile de la filière. Nous avons notamment des réflexions autour de l’IS et du coût du travail.
Nous avons également alimenté le gouvernement en dispositifs de protocoles sanitaires contribuant ainsi à l’émergence d’un cadre sanitaire autour de la tenue des événements.

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Etat d’urgence pour l’événementiel en Martinique !

Les Antilles subissent la crise sanitaire de manière majeure et doivent faire face au couvre-feu et à un nouveau confinement de trois semaines.

La mise en œuvre du pass sanitaire, dispositif indispensable pour une reprise sereine, est contextuellement compliquée, le taux de vaccination étant encore très faible sur ce territoire.

Le risque de voir se multiplier des événements non professionnels, sans cadre sanitaire sûr, est donc majeur. Les membres du SAE Martinique et le SAE dans l’hexagone, se positionnent en partenaires de la reprise et souhaitent faire entendre leurs propositions : 

Accompagnement et souplesse dans la mise en œuvre du Pass Sanitaire.

Moins de 16% de la population insulaire est vaccinée. 

L’acceptation de la vaccination prend plus de temps qu’ailleurs, pour des raisonsde défiance.
En réponse à la mise en place obligatoire du contrôle du Pass Sanitaire aux entrées des événements, le SAE demande aux autorités la prise en charge des tests antigéniques aux entrées des événements, pour temporairement combler le défaut de  vaccination. 

Et que parallèlement les tests RT-PCR et antigéniques restent gratuits sur les 6 prochains mois.

Poursuivre l’accompagnement économique de la filière événementielle.

En Martinique, la filière événementielle à l’arrêt quasi complet depuis 18 mois est dévastée économiquement et reste encore sans perspective de reprise. La visibilité sur un accompagnement économique significatif et prolongé reste plus que jamais indispensable.

Un accompagnement durable et inversement proportionnel au retour de l’activité. 

Le SAE demande urgemment la confirmation de 2 points : 

  • Prolongation de l’accès au fonds de solidarité jusqu’en janvier 2022.
  • Prise en charge à 100% du chômage partiel jusqu’en janvier 2022.

Les mesures d accompagnement jusqu’en janvier 2022 devront être à nouveau réévaluées en fonction de la situation

Mise en place d’une charte d’encadrement sanitaire

Au-delà de l’accompagnement pédagogique lié à la mise en place du Pass Sanitaire, et pour pouvoir continuer à travailler dans un contexte apaisé, le SAE propose aux autorités de mettre en place une grille d’évaluation sanitaire. 

Celle-ci permettra :

  • d’accompagner le travail des organisateurs d’événements, 
  • de donner aux préfectures, les clés pour autoriser la tenue d’événements sécurisés au plan sanitaire en regard des enjeux et contraintes de l’événement
  • et enfin de rassurer les participants à ces événements 

Le SAE se tient à la disposition des autorités pour travailler à la mise en œuvre de ses préconisations.

Communiqué de Presse à télécharger

Interview de Manuel Charloton – Délégué Régional Martinique

Restons positifs, la reprise heureuse est maintenant annoncée

Le SAE, depuis sa création en mars 2020, défend une position simple : pour que la reprise soit effective et surtout heureuse, elle doit être progressive et adaptée. Notre plan de reprise en 3 axes et 17 recommandations a ainsi très récemment été présenté à Monsieur Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances. Il semble avoir été inspirant.

Autoriser un retour progressif des événements extérieurs, dés le mois de mai, était une de nos 17 recommandations.

La reprise des activités événementielles peut en effet s’envisager de manière progressive, planifiée et contextuelle. Suite au premier confinement, les professionnels de l’événementiel ont d’ailleurs très vite mis en place des protocoles sanitaires contextualisés.

C’est cette politique que le Président Macron a développé hier soir, pour la première fois, en prenant en compte et en citant la filière événementielle.

Le bout du tunnel semble se profiler.

Ces nouvelles mesures, déployées sur tout le territoire, et conjuguées à l’accélération de la vaccination devraient, enfin, nous permettre de nous projeter.

C’est une annonce, un espoir, auquel nous avons besoin de croire.

Les 80 métiers de l’évènementiel ont plus que jamais besoin de cette visibilité pour pouvoir inventer, organiser, créer, proposer des événements qui sont au cœur de notre « art de vivre » : l’échange,  le partage, l’émotion sont des valeurs cardinales qui sont le sel de la vie !

Le SAE est mobilisé depuis 1 an pour rassembler l’ensemble de la chaine de valeur de la filière et apporter à ses entreprises une perspective de sortie de crise.

Nous resterons donc attentifs pour que ces annonces se concrétisent.

Plus que jamais, le SAE se positionne comme partenaire d’une reprise heureuse, comme partenaire de l’Etat, pour reprendre espoir.

Rencontre avec le Ministre Bruno Le Maire

La Provence a accueilli ce matin dans ses murs Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, et convié différents acteurs de l’économie régionale dont le SAE.
Cédric Angelone, Co-Président du SAE, a ainsi eu l’occasion d’échanger directement avec Bruno Le Maire.

Il lui a notamment présenté notre plan pour « une reprise heureuse ». Le Ministre de l’Economie, a été particulièrement sensible et attentif à notre démarche constructive et progressive exprimée dans notre plan d’actions en 17 recommandations et 3 axes majeurs.

Le Ministre a confirmé qu’il avait déjà bien reçu et analysé nos propositions et qu’il est bien sûr prêt à les étudier, en particulier notre demande d’exonération de charges et d’IS pendant 3 ans. Il a confirmé qu’il continuera à accompagner durablement les secteurs comme le nôtre.

Il a également expressément demandé à Cédric de poursuivre nos échanges réguliers avec lui-même et ses services.

Une belle reconnaissance de l’action du SAE qui ouvre de nombreuses perspectives !

Merci encore à La Provence d’avoir convié le SAE à cette rencontre.

Plan de reprise 2021 du SAE et sa lettre ouverte

LA DÉCLARATION DES DROITS DE LA FILIÈRE DE
L’ÉVÉNEMENTIEL POUR UNE REPRISE HEUREUSE

L’interdiction de nous rassembler, dès janvier 2020, les confinements successifs et les interdictions contraignent violemment la grande majorité des professionnels de l’événementiel depuis plus d’un an. Face à ces interdictions, des centaines de professionnels se sont réunis. De ce mouvement spontané est né le Syndicat des Activités Événementielles. 

Le SAE fédère aujourd’hui, sur l’ensemble du territoire national et d’Outre-Mer, 435 adhérents, 5 352 salariés. La filière rassemble une diversité de métiers, du fleuriste à l’organisateur de salon, en passant par le prestataire technique. Elle fait vivre chaque année des milliers d’événements de nature professionnelle ou privée, des conventions d’entreprises, des foires et salons grand public.

Le SAE s’est mobilisé pour générer de la lisibilité sur les métiers de l’événementiel, pour rassembler l’ensemble de la chaine de valeur de la filière et apporter à ses entreprises une perspective de sortie de crise, des raisons d’espérer.

Nos métiers accompagnent ce que nous avons de plus beau.

Nous sommes les acteurs qui permettent à nos sociétés humaines de partager de l’émotion.

Nous sommes les métiers qui favorisent l’échange, la créativité, le silence, le bruit, l’enthousiasme…

C’est pour ces raisons essentielles aussi que nos métiers doivent perdurer car ils permettent à l’énergie de nos sociétés de circuler, à nos territoires d’être attractifs.

Si nous ne comptons aujourd’hui qu’1 % de faillite au sein des membres du syndicat, c’est grâce à l’efficacité des mesures mises en place par l’État (PGE, Fonds de Solidarité, chômage partiel). Notre filière a toutefois besoin d’un plan de relance sans lequel, sous trois mois, 20 % de nos structures pourraient déposer le bilan.

Nous ne voulons pas continuer à voir nos entreprises « nationalisées ».

Nous voulons retrouver notre autonomie financière et morale.

Nous partageons aujourd’hui l’espoir d’une reprise, une reprise heureuse.

C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place un plan de reprise basé sur la progressivité. 

L’État est la seule variable d’ajustement pour permettre et accompagner cette relance.

Ce plan de reprise concerne 17 recommandations présentées dans notre Déclaration des droits de l’événementiel pour une reprise heureuse que vous trouverez en pièce jointe.

3 axes majeurs :

1 – Définir un cadre sanitaire clair en fonction des types d’événements et des jauges en reprenant notamment une activité en extérieur. Nous souhaitons travailler à la multiplication des tests en situation réelle, au même titre que le concert au Dôme de Marseille que nous avons impulsé pour ainsi vivre et travailler avec le risque sanitaire. 

2 – Exonérer nos entreprises pendant trois ans de toutes les charges patronales, salariales et de l’Impôt sur les Sociétés avec une progressivité sur les 4e et 5e années.

3 – Permettre à nos annonceurs et clients d’à nouveau investir dans l’événementiel en accordant un abattement fiscal de 60 % pour le sponsoring, au même titre que le mécénat, et ce pendant trois ans. 

Nous voulons redonner à la filière des perspectives à court, moyen et long terme. 

Parce qu’elles sont le sel de la vie, les activités évènementielles sont à considérer, elles aussi, comme essentielles pour le bien vivre ensemble. 

Pour être les partenaires des territoires au service de cette nécessaire relance, le SAE souhaite travailler avec l’État et les Collectivités pour faire adopter ses recommandations.

Nos 17 recommandations

“ Nos entreprises sont indispensables au bien vivre ensemble et à l’attractivité de nos territoires. Pour survivre et perdurer, nos entreprises ont besoin d’un plan de reprise basé sur la progressivité. ”

Recommandation 1 : Supprimer les charges sociales et l’impôt sur les sociétés durant 3 ans puis les alléger jusqu’en 2025.

Une exonération des charges sociales et de l’IS sur les trois prochaines années, puis un allègement à hauteur de 70 % la 4e année et 50 % la 5e année, permettront de compenser les pertes générées par l’arrêt total de nos activités sur les années 2020 et 2021. Cette imposition progressive doit permettre aux acteurs de la filière de rembourser leurs PGE, d’assurer leur survie et de retrouver la force économique nécessaire à la relance.

Recommandation 2 : Étaler le remboursement du PGE sur 10 ans. Transformer le montant du PGE en fonds propres de l’entreprise.

La crise sanitaire a fortement impacté les fonds propres des entreprises du secteur. Pour survivre, réinvestir et s’adapter aux nouvelles exigences de l’événementiel, nos entreprises vont devoir notamment recourir au crédit. Allonger la durée du remboursement du PGE, pour les entreprises qui le souhaitent et l’intégrer aux fonds propres des entreprises, permettra de maintenir leur capacité d’emprunt et d’investissement. Elles pourront ainsi développer à nouveau leurs activités en lien avec les futures attentes du marché.

Recommandation 3 : Rendre aux entreprises l’impôt sur les sociétés 2019 et exonérer les membres de la filière de la CFE 2021 et/ou de la taxe foncière.

Avec une perte de 85 % du chiffre d’affaires constatée en 2020, récupérer l’IS 2019, symbole de l’autonomie, de la réussite et fruit du travail passé, constituerait une bouffée d’oxygène pour toutes ces entreprises empêchées depuis de trop longs mois. L’exonération de la CFA et/ou de la taxe foncière serait un complément essentiel.

Recommandation 4 : Demander aux assurances de couvrir le risque sanitaire et d’assurer les événements à compter du 1er juin 2021.

Aucune garantie ne couvre aujourd’hui le risque sanitaire dans des conditions raisonnables, il appartient à l’État de demander aux assurances de jouer pleinement leur rôle auprès de la filière événementielle.

Pour que les assurances puissent indemniser les organisateurs d’événements en cas d’annulation à compter du 1er juin 2021, deux hypothèses sont à considérer :

– Le produit d’assurance couvrant le risque sanitaire est garanti par l’État à hauteur de 90 %, les 10 % restants sont à la charge des assurances, sur le modèle du PGE pour les banques.

Ou

– L’État crée un fonds de solidarité permettant de garantir le risque d’annulation d’un événement.

“ Le SAE se veut force de proposition pour que soit adopté un référentiel sanitaire clair, adaptable et contextualisé afin de rendre possible une reprise progressive. ”

Recommandation 5 : Autoriser les activités événementielles en extérieur dès le mois d’avril.

La reprise des activités événementielles est à envisager de manière progressive, planifiée et contextuelle. Suite au premier confinement, les professionnels de l’événementiel ont très vite mis en place des protocoles sanitaires contextualisés. Autoriser dès le mois d’avril les événements extérieurs permettrait d’enclencher la reprise, de redonner l’espoir aux Français ainsi qu’aux professionnels du secteur.

Recommandation 6 : Valider avec les autorités compétentes le dispositif de prévention sanitaire pour chaque événement.

Les professionnels de l’événementiel ont mis en place une grille d’évaluation du dispositif de prévention sanitaire. Cet outil sert, d’une part, aux organisateurs comme référentiel. Il permet d’avoir une bonne compréhension de la situation. Il peut servir, d’autre part, aux autorités d’un outil d’analyse de faisabilité. Les Préfectures, en utilisant cette grille d’évaluation, pourraient rendre possible un événement, si le protocole sanitaire mis en place est jugé suffisamment sécurisant. Le SAE est prêt à s’engager auprès des Préfectures pour étudier en concertation les demandes d’organisation lors d’une commission dédiée.

Recommandation 7 : Multiplier les études scientifiques en situation réelle pour tous types d’événement avec des référentiels sanitaires contextualisés.

Les premières études en situation réelle ont mis en évidence l’efficacité des mesures préventives sur la non-transmission du virus : port du masque, distanciation, ventilation et traitement de l’air, gestion des flux de personnes. Organiser des événements tests, dans le cadre d’études scientifiques menées avec l’Inserm, permettra de mieux appréhender les risques d’infection à la Covid-19 dans des contextes précis.

Démultiplier ce type d’études pour l’ensemble des typologies d’évènements professionnels et privés (concerts, conférences, salons professionnels, célébrations et réceptions de mariage, cocktails BtoB, spectacles ou rencontres sportives en salle, matchs de foot, etc.) permettrait d’établir un référentiel sanitaire contextualisé et envisager une reprise rapide, sous conditions. Ces études contribueront également à regagner la confiance des publics et aideront à la relance du secteur.

Recommandation 8 : Pérenniser la fonction de référent sanitaire et la professionnaliser avec le concours du Comité Régional Olympique et Sportif, organisme de formation.

La mission de référent sanitaire, créée en 2020 pour garantir la mise en œuvre des mesures sanitaires inhérentes au risque pandémique, est désormais incontournable. Elle permet d’assurer et faciliter la mise en place du référentiel sanitaire et ainsi garantir la sécurité des publics et des personnels. Une formation

“Référent sanitaire” labellisée par le Comité Régional Olympique et Sportif, d’ores et déjà envisagée en

Région Sud où le CROS est membre du SAE, permettra d’installer durablement et de professionnaliser la fonction.

Recommandation 9 : Accompagner les professionnels dans l’application des nouvelles normes sanitaires et la mise en conformité des lieux recevant du public.

Rendre obligatoire la mise aux normes des systèmes de traitement de l’air et de ventilation des ERP

L’installation ou la mise en conformité des systèmes de ventilation et detraitement de l’air avec les nouvelles normes sanitaires d’accueil du public permettra, en cas denouvelle pandémie, de maintenir les activités événementielles dans les ERP.

– Sécuriser une filière d’approvisionnement des matériels de sécurité sanitaire comme les masques FFP2

Pour anticiper une nouvelle obligation pour les professionnels de l’événementiel de fournir des masques, tests ou autres matériels sanitaires, il faut sécuriser une filière d’approvisionnement, notamment en FFP2, pour leur permettre d’intégrer les coûts d’achat à leurs business models.

“ Le plan de relance des activités événementielles ne peut se faire sans des mesures incitatives, attractives et progressives à destination des partenaires, des organisateurs et du public. ”

Recommandation 10 : Valider, pour le sponsoring événementiel, un avantage fiscal et législatif identique à celui du mécénat.

Le contexte sanitaire risque de faire perdre au secteur événementiel un grand nombre de ses partenaires, qu’ils soient publics ou privés. Faute de financement, de nombreux événements sportifs ou culturels risquent donc de disparaître. Sur les trois prochaines années, accorder aux sponsors d’événements culturels et sportifs les mêmes avantages fiscaux et réductions d’impôts que ceux accordés dans le cadre du mécénat, permettrait de sauver un certain nombre d’événements qui font l’identité, l’attractivité et le développement économique des territoires.

Recommandation 11 : Inciter les collectivités à créer leurs propres Fonds de dotation pour le développement d’événements et de projets d’intérêt général.

Dans le cadre des actions de promotion du territoire, les Collectivités doivent faire des événements un outil d’attractivité. Intégrer une démarche de mécénat dans une stratégie de marketing territorial représenterait un avantage compétitif non négligeable à l’heure d’une concurrence accrue pour l’accueil et l’organisation d’événements.

Recommandation 12 : Donner les moyens financiers aux acteurs de la filière de renouer avec la croissance et de réinvestir dans leur développement.

Créer un fonds d’urgence pour sauver les entreprises en grande difficulté

Le fonds de dotation “Sauvons les professionnels de l’événementiel” permettrait d’apporter des aides aux entreprises en difficulté, sous la forme de prises de participation minoritaires, d’octroi de subventions, ou encore de prêts d’honneur et sur la base de critères stricts. Le fonds de dotation serait financé aux moyens du mécénat des particuliers et des entreprises dans les conditions de droit commun (articles 200-1 et 238 bis-1, CGI).

Créer un fonds de développement des entreprises de l’événementiel

Ce fonds, agréé par Bercy, aura pour objet exclusif de soutenir la création, le développement et l’investissement des PME de son secteur, dans le strict respect des dispositions précitées du Code Général des Impôts. Le financement de la création et du développement des entreprises par l’investissement est notamment encouragé par l’éligibilité à un régime spécifique de mécénat, au titre de dons versés à des organismes agréés, dont l’objet exclusif est de verser des aides financières ou de réaliser des prestations d’accompagnement au profit des PME (articles 238 bis-4 et 200 -1-d, CGI).

Recommandation 13 : Instaurer une gratuité de l’occupation du domaine public pour l’événementiel pendant trois ans à compter du retour à la “normale”.

La gratuité, pour une période de trois ans, de l’ensemble du domaine public (places, plages, rues, etc.) permettra à l’ensemble de la filière de diminuer les charges pesant sur l’organisation d’un événement, qu’il soit sportif ou culturel. Cette baisse des coûts pourra profiter à l’ensemble de la filière et des publics, et favoriser la multiplication des événements.

Recommandation 14 : Créer des « chèques événements » (Culture et Sport…) pour permettre au public de renouer avec les événements.

La crise sanitaire et ses conséquences économiques auront un impact direct sur la fréquentation des événements, sur la possibilité de fréquenter à nouveau les enceintes sportives ou les salles de spectacles.Les Français vont prioriser leurs dépenses. Le chèque Sport, Culture ou Événement, sur le modèle du chèque cadeau ou vacances, pourra favoriser cette reprise.

“ La crise sanitaire a accéléré la mutation de la filière événementielle. L’heure d’une relance durable et vertueuse est venue, pour des événements plus respectueux de l’environnement.”

Recommandation 15 : Favoriser le recours à un écosystème événementiel durable et de proximité.

Augmenter le poids des critères environnementaux dans les appels d’offres

Créer des événements plus respectueux de l’environnement nécessite d’intégrer aux cahiers des charges des grands donneurs d’ordre, des indicateurs de développement durable (performance énergétique, indice carbone, labels type B-corp, etc.). Augmenter le poids de ces critères et encourager le recours à des solutions écologiques et à des prestataires locaux permettra de limiter l’impact carbone des événements.

Favoriser le développement de labels écoresponsables

Pour accompagner les professionnels de la filière à s’engager dans une démarche de qualité environnementale, soutenir financièrement les organisations professionnelles à accompagner leurs membres dans ce sens.

Recommandation 16 : Développer une plateforme de mise en relation entre donneurs d’ordre et prestataires dans chaque région/département pour favoriser l’économie locale et durable.

Pour favoriser la reprise des activités événementielles bénéfiques à la relance et dynamique économique locale, il s’agit d’une plateforme de mise en relation entre les organisateurs d’événements et les agences, fournisseurs, prestataires de services et indépendants intervenant dans le champ de l’événementiel. Elle pourrait permettre également d’identifier les acteurs engagés dans une démarche de certification écoresponsable et faciliter l’émergence d’une nouvelle ère, celle des événements durables.

Recommandation 17 : Reconnaître la filière événementielle en tant que telle et lui octroyer des droits propres dans le cadre d’une convention collective.

La filière compte plus d’une cinquantaine d’activités principales exercées (cf Liste codes APE) dans le secteur de l’événementiel. La filière doit être reconnue en tant que telle. Toute entreprise qui réalise plus de 50 % de son chiffre d’affaires dans l’événementiel (donnée à faire certifier par un tiers expert), pourrait alors adhérer à la convention collective de la filière.

Ce plan de reprise a été élaboré en collaboration avec le Cabinet FIDAL. Il a vocation à accompagner toutes les entreprises de la filière intervenant sur les événements grands publics, professionnels ou privés.

Plan de reprise à télécharger

Lettre ouverte sur La Provence à télécharger